Nous savons maintenant que les objectifs (Facteur 4, respect des objectifs européens en matière de qualité de l’air, réduction de la congestion, réduction d’utilisation des matières premières dont les ressources énergétiques) ne pourront être respectés si nous nous limitons à l’optimisation des objets. Aujourd’hui nous nous pouvons plus faire l’économie des innovations systémiques.
Apportons à cette proposition, déjà de nombreuses fois abordée dans ce blog (voir les MétaNotes), des éléments complémentaires portant sur la complexité. En effet, dans le secteur des transports, les solutions proposées sont, jusqu’à présent, cloisonnées sans considérer les liens, les interactions, les rétroactions que ces solutions vont générer au regard du système complet. Les effets rebonds sont nombreux et contreproductifs, si bien qu’un progrès permettant de réduire la consommation unitaire d’un véhicule conduit, si rien ne change par ailleurs, à augmenter les distances parcourues ou qu’un nouveau tronçon de voirie peut générer plus de congestion.
L’expérimentation de solutions intégrées et systémiques n’est plus une option. Il nous faut désormais attaquer la complexité de front. Plusieurs notions nous aideront pour cela, venant d’Edgar Morin, directeur émérite au CNRS et docteur Honoris causa de plusieurs universités à travers le monde, grâce à son travail sur la complexité du réel à travers ses ouvrages La Méthode et Introduction à la pensée complexe.
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